LES PROBLEMES PREOCCUPANTS

Les problèmes préoccupants de la structure associative sont d’ordre organisationnel et institutionnel. Il s’agit principalement des faiblesses et insuffisances relevées dans la gestion administrative, financière, comptable et dans l’exécution des projets et programmes.

Problème central

Le défi d’adaptation perpétuelle de A&P aux besoins d’éducation/formation pour accroitre la résilience des communautés d’éleveurs pasteurs face aux problématiques de leurs milieux et aux changements climatiques.

Le défi de mobilisation des ressources pour faire face aux besoins d’éducation/formation des communautés d’éleveurs pasteurs.

Les manifestations de cette situation peu satisfaisante sont :

Causes du problème central

Analphabétisme et sous scolarisation des communautés d’éleveurs

L’analphabétisme et la sous scolarisation sont des maux qui impactent négativement le développement des communautés d’éleveurs tout en freinant leur ouverture au monde. Les causes sont de plusieurs ordres : i) la Faible prise de conscience des communautés d’éleveurs de  l’importance de l’éducation/formation, ii) une mauvaise perception de l’école conventionnelle, iii) la faible prise en compte des besoins éducatifs, iv) la dispersion géographique des éleveurs , iii) des pesanteurs socio-culturels et iv) l’absence de cantine pour prendre en charge les apprenants éloignés des sites d’apprentissages.

Manque de formations aux métiers pastoraux et aux thématiques émergeantes

La formation aux métiers pastoraux est une grande préoccupation des communautés d’éleveurs membres de Andal & Pinal. Le constat sur le terrain est que l’action menée ne prend pas suffisamment en compte ce besoin. Des initiatives ont été développées dans le cadre du PREPP mais les communautés d’éleveurs n’ont pas encore étanché leur soif.

Quand qu’ils existent des modules, ils restent inadaptés car n’arrivent pas à outiller suffisamment les producteurs pour qu’ils soient performants. Ce problème est surtout imputable en partie à la limite des ressources financières pour avoir les compétences requises pour la conduite des formations mais aussi à l’absence de formateurs endogènes qualifiés.

 Faible capacité de mobilisation sociale des communautés d’éleveurs bénéficiaires

Au sein de Andal & Pinal, il existe une faible capacité de mobilisation sociale. Néanmoins des mobilisations sociales ont été faites depuis sa création mais restent autour des objectifs des projets/programmes et ne tiennent pas compte de la globalité des objectifs de Andal & Pinal. Cet état de chose affecte la qualité du niveau d’adhésion des membres. En effet, l’engagement de A&P se limite à son action et n’implique pas une prise en compte réelle de certains problèmes vécus par ces communautés (surtout les aspects sociaux touchant les communautés).

Insuffisances du Système d’Information sur les communautés d’éleveurs pasteurs et leurs différents problèmes

A & P procède à des diagnostics pour l’ouverture des centres/cercles/écoles. Cependant, ces derniers se font dans des conditions qui réduisent la qualité des conclusions. En effet, les outils de diagnostic sont quasiment inexistants. Les réunions d’évaluations sont souvent très courtes (3 heures)  et ne mettent pas l’accent sur les réelles préoccupations que les acteurs du projet devraient prendre en charge avant l’implantation.

A cela s’ajoute un déficit de communication sur l’action portée par les projets dans les zones d’intervention.

Ainsi, un effritement progressif est observé au niveau des centres avec une baisse progressive de l’engouement et de l’implication de certaines communautés bénéficiaires.

Le système d’information qui devrait permettre d’anticiper sur ces insuffisances par une analyse des données quantitative et qualitatives est en panne au point où les contreperformances surprennent les premiers responsables.

La faible capacité managériale des équipes

L’une des manifestations de cette faible capacité managériale au sein de A&P est le manque de concertation régulière pour mieux traiter les instances. A l’image de l’Etat burkinabé, les mercredis sont consacrés aux conseils des ministres. L’absence de texte régulant ces rencontres (périodicité, organisation, diffusion d’informations aux acteurs) justifie ce problème. Comme le dit Henry Ford « se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est une réussite». 

On note également au sein de la structure une faible mise en œuvre des instructions/décisions issues de rencontres. Cela pourrait être lié à l’absence d’outils d’orientation pour les rencontres internes (ordres du jour des réunions des équipes projets et du conseil exécutif, canevas type de rapports, état de mise en œuvre des grandes décisions ainsi que des recommandations).

La non disponibilité des décideurs explique une lenteur relevée dans la prise de décision. En outre, un dispositif efficace de communication n’existe pas pour effectuer de larges diffusions des décisions prises sur les changements opérés. Ce qui transforme la majorité des agents en exécutant au lieu de personnes pouvant contribuer à une réflexion et une prise de position.

Enfin, le faible niveau de planification provoque des improvisations dans la mise en œuvre des tâches/activités et réduit l’efficacité de la coordination par les différents responsables de projets/programmes.

Insuffisances dans la mobilisation des ressources auprès des PTF

Des retards significatifs sont souvent relevés dans le déblocage des fonds par certains bailleurs. Ce qui entraine des lenteurs dans la mise en œuvre des plans d’actions. A cela, il faut ajouter l’absence de ressources pour couvrir toutes les activités pour lesquels des PTF ne se sont pas engagés.

En fin, les équipes ne sont pas suffisamment outillés pour mener des plaidoyers dans le sens de la mobilisation de nouveaux PTF et du renforcement de l’implication des anciens dans le financement des initiatives de A&P.

Absence de sources de revenus propres à la structure associative

L’Association Andal & Pinal n’a pas de sources de revenus propres pouvant garantir son autonomisation progressive. En effet, l’essentielle de ses ressources proviennent des partenaires techniques et financiers.

Cette situation se justifie par : i) le faible taux de recouvrement des cotisations des membres, ii) l’absence d’une politique de promotion de A&P pour susciter des adhésions supplémentaire iii) la faible diversification des activités génératrices de revenus ; iv) l’absence d’une promotion des manuels produits par A&P, etc.

Or, à ce stade de son évolution (troisième décennie), elle devrait être à même de développer des initiatives génératrices de revenu supplémentaires et/ou repenser ses initiatives de sorte à garantir leur pérennité à la fin de l’accompagnement des PTF.

Effets/conséquences du problème central

Conséquence de l’analphabétisme

Minimise l’implication des communautés dans les problématiques de développement et constitue un frein à l’émancipation et à l’épanouissement. A cela s’ajoute, une vulnérabilité accrue des populations faces aux problèmes environnementaux entrainant la dégradation de leur condition de vie.

Formation aux métiers pastoraux et aux thématiques émergentes

Il y a là, une méconnaissance des pratiques modernes liées à leurs métiers de pasteurs. Ce qui peut induire une sous productivité du cheptel accentuée par la non maitrise des techniques de production et de santé animale.

Mobilisation sociales des communautés

La principale conséquence perceptible est le faible développement quantitatif des membres de l’association. Ce qui peut à terme entrainer un manque de visibilité et une réduction de la crédibilité de celle-ci aux yeux du PTF.

 Système d’Information sur les communautés

Les faiblesses afférentes au Système d’Information sur les membres entrainent une absence de données fiables sur les membres et leurs réels besoins.  Ces insuffisances peuvent réduire la qualité et la pertinence de toute analyse quantitative et qualitative.

Capacité managériale des équipes

Les déficiences en matière managériale des équipes affectent l’efficacité organisationnelle et la mise en œuvre des projets et programmes. Elles réduisent  également la vision prospective et entrainent une certaine monotonie, une routine dans le quotidien des acteurs.

Mobilisation des ressources auprès des PTF

Les ressources constituent la clef du voute. Ainsi, la faible mobilisation des ressources réduit la capacité de prise en charge des besoins des bénéficiaires et d’amélioration du dispositif institutionnel et fonctionnel de l’association. D’où une possible réduction de son efficacité, de sa visibilité et même de sa crédibilité.

Sources de revenus propres

Le faible niveau de generescence de ressources propres entraine une forte dépendance financière de l’Association vis-à-vis des PTF. Ainsi, elle serait incapable d’intervenir en appui aux communautés à l’occasion des évènements et problèmes qui les touchent dès que qu’ils ne sont pas pris en charge dans les conventions avec les PTF.

Le défi d’adaptation perpétuelle de A&P aux besoins d’éducation/formation des communautés d’éleveurs se traduit par une faible réponse aux besoins des bénéficiaires/membres et constitue une menace pour sa croissance. Ce problème a pour effets i) la faible participation des communautés d’éleveurs aux systèmes de développement, ii) une faible capacité de A&P à maitriser sa croissance, et une faible capacité des communautés d’éleveurs à s’adapter aux changements.

NB : produire un encadré sur les défis actuels

Arbre des problèmes

La faible réponse de A&P aux besoins des bénéficiaires/membres

Marginalisation des communautés d’éleveurs aux systèmes de développement

Faible capacité de A&P à maitriser sa croissance

Faible capacité des communautés d’éleveurs à s’adapter aux changements

Le défi d’adaptation perpétuelle de A&P aux besoins d’éducation/formation des communautés d’éleveurs

Analphabétisme et sous scolarisation des communautés d’éleveurs

Manque de formations (Diplômante/professionnalisantes) aux métiers pastoraux

Non prise en compte des thématiques émergentes dans l’approche de A&P

Manque de mobilisation des communautés d’éleveurs bénéficiaires

Manque de concertation régulière au sein de A&P pour mieux intervenir et fonctionner

Absence de sources de revenus de la structure association

Faible prise de conscience des communautés d’éleveurs sur l’importance de l’éducation/formation

Dispersement des communautés d’éleveurs

Mauvaise perception de l’école occidentale

Pesanteur socio-culturels

L’inappropriation des contenus des programmes d’éducation aux besoins des communautés d’éleveurs

Absence de cantine scolaire

Formateurs qualifiés insuffisants

Absence de modules de formation et de supports pédagogiques liés aux métiers agro-pastoraux et aux thèmes émergeants Limite des ressources financières pour avoir les compétences requises

La non valorisation des compétences internes

Absence d’un dispositif efficace de formation continue des formateurs

Faible durée consacrée au diagnostic

Complaisance avec les leaders locaux

Effritement croissant de la motivation des communautés bénéficiaires

Mauvais traitement des informations issues des suivis

Perte de crédibilité de A&P auprès des communautés d’éleveurs

La faible capacité managériale des équipes

Absence de texte régulant les rencontres (périodicité, organisation, diffusion d’information aux acteurs)

Mise en œuvre des instructions/décisions issues des décisions de rencontres

Absence d’outils d’orientation pour les rencontres internes (réunion équipes projets, canevas type de rapports)

Lenteur dans la prise de décision

Non disponibilité des décideurs

Manque de dispositif efficace de communication permettant aux décideurs  d’engager à distance

Faible niveau de planification

Méconnaissance du code liée au travail

Improvisation dans la mise en œuvre des tâches/activités

La faible diversification des AGR

L’absence d’une promotion des manuels produits par A&P

Faible recouvrement des cotisations des membres

Absence d’une politique de promotion de A&P

Sources de revenus propres non pérennes

VERT : EFFETS/CONSEQUENCES

NOIR : PROBLEME CENTRAL

ROUGE : CAUSES